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 Contes de Pandarie

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Erin

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MessageSujet: Contes de Pandarie   Jeu 3 Juil - 14:47

[Les textes suivants ont à l'origine été préparés pour la Veillée des Contes et sont inspirés de vraies légendes orientales]


Le Prunier d'Or

Il était une fois deux frères, l’aîné se nommait Gao Lin et le cadet Gao Den. A la mort de leurs parents, les deux frères eurent un bel héritage à se partager, leur famille possédant de vastes terres dans la vallée des quatre vents. Gao Lin, était un véritable modèle… un modèle d’avarice et de cupidité, il profita de sa condition d’aîné pour s’emparer de la quasi-totalité de l’héritage. Il ne laissa à son frère et son épouse qu’un petit cabanon isolé des terres cultivées, avec seulement un vieux prunier aux fruits juteux mais tout rabougris. Gao Den, lui, était un modèle d’humilité et de bienveillance, aussi il accepta de s’en contenter sans rechigner et s’affaira avec sa femme à entretenir au mieux leurs maigres possessions.

Lorsque vint la belle saison, le prunier donna de beaux fruits mais très vite un corbeau immense vint les dévorer en quantité. Gao Den ne put que se lamenter, son épouse maintenait que sans les fruits de l’arbre ils souffriraient de la faim. Mais leur complainte fut entendue, et par l’oiseau lui-même. A leur très grande surprise, le corbeau vint s’adresser à eux dans la langue pandarène. « Des prunes je mange, de l’or je rends. Remplissez-moi un sac de ces fruits et suivez-moi. »
Incrédules, Gao Den et sa femme remplirent un sac moyen de prunes et attendirent le retour de l’oiseau. Lorsqu’il revint, il ne tarda pas à se repaître des fruits juteux et lorsqu’il eut terminé, il prit le sac vide dans son bec et invita Gao Den à monter sur son dos. Le brave pandaren s’exécuta et fut d’abord effrayé tandis qu’il prenait de l’altitude, mais il sut vite s’y faire et partit vers le large, au-delà des côtes de Krasarang, au sud. Le corbeau se posa finalement sur une île recouverte d’or et de pierres précieuses, et Gao Den, subjugué, put en remplir son sac avant que son bienfaiteur ne le ramène chez lui.

Dès lors, lui et sa femme vécurent dans l’opulence et ne manquèrent plus de rien. Jusqu’au jour où cela fit précisément un an que les parents avaient rendu l’âme. Gao Den, généreux, invita son frère aîné à venir partager un repas, mais Gao Lin n’éprouvait que mépris et dédain pour ce frère stupide dont il croyait s’être débarrassé. Il accepta à contrecoeur et fut  stupéfait par le luxe de la demeure de son cadet. Curieux, il voulut savoir comment cela était possible, et Gao Den fut franc avec lui, racontant l’histoire du corbeau dans les moindres détails. La cupidité de Gao Lin prit encore le dessus, et il proposa à son frère d’échanger l’intégralité de ses possessions contre sa paillotte et son prunier. Gao Den accepta.
Gao Lin remplit alors deux immenses sacs de prunes pour attendre le corbeau. Ce dernier fut à l’heure et dévora sans mal tout ce qui lui était offert, avant d’emmener le frère aîné sur l’île aux richesses. Dao Lin remplit alors ses deux grands sacs d’or et de joyaux avant de remonter sur le dos du corbeau. Mais alors qu’ils prirent le chemin du retour, l’oiseau perdit lentement de l’altitude en vol sous le poids décuplé des sacs, encore et encore… et n’atteignit jamais le rivage. Pas plus que Gao Lin.
L’histoire fit grand bruit et la réputation de Dao Lin fut salie par tous, à une exception près. Jamais Gao Den n’éprouva autre chose que de la tristesse à la disparition de son frère, et nulle rancœur ne le rongea jusqu’au jour de sa propre fin.


Dernière édition par Zai Ji le Jeu 3 Juil - 14:50, édité 1 fois
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Erin

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MessageSujet: Re: Contes de Pandarie   Jeu 3 Juil - 14:48

L'Ombre du Père


Il était une fois un jeune couple, qui vivait un parfait bonheur. Lui était vertueux et intrépide, elle était attentionnée et ingénieuse. Installés dans la foret de jade, l’avenir semblait bien leur sourire tandis que leur premier enfant naissait. Mais c’est peu après cette naissance que parvint la nouvelle du réveil de l’essaim mantide, comme cela arrive tous les cent ans. Le père partit alors les combattre sur l’échine du serpent, comme beaucoup d’autres. Son épouse laissée derrière attendit sans cesse son retour, puisant sa force dans la présence de l’enfant, qui grandit et commença à parler.
Un soir d’orage, le tonnerre effraya l’enfant, qui se mit à crier. Sa mère ne parvenait pas à le calmer, et pour y arriver elle lui dit que son père était là et le protégeait. A cet instant elle aperçut son ombre projetée par la lampe sur un mur proche et la montra à son enfant, « Voilà ton père, tu n’as rien à craindre. » Et l’enfant s’apaisa.

La mère usa à nouveau de cette ruse par la suite, et dut se pencher devant la lampe de plus en plus souvent alors que l’enfant réclamait son père. Puis enfin, l’essaim mantide battit en retraite, et le père revint sain et sauf. Il découvrit avec bonheur l’enfant qu’il avait du laisser et qui avait si bien grandi depuis. Mais lorsqu’il voulut le prendre dans ses bras, le petit le repoussa violemment en criant : « Vous n’êtes pas mon père ! Il ne vient que la nuit ! ». Le père fut abasourdi par l’incompréhension et blessé dans son amour-propre, en s’imaginant que sa femme avait fréquenté un autre homme en son absence. Mais il n’en toucha pas un mot à celle-ci et se contenta d’être froid et distant envers sa famille. Jusqu’au jour où, ne supportant plus de vivre dans le mensonge, il partit s’exiler dans les hauts monts de Kun Lai.

Sa femme s’inquiéta de ce départ, et confia l’enfant à des amis avant de partir à sa recherche. Elle se lança dans l’ascension des falaises en haut desquelles Kun Lai se dressait, immense. Mais un orage éclata, et elle perdit prise sur la roche glissante. Lorsque la nouvelle retentit, un messager retrouva bien vite le père, qui connaissait Kun Lai mais pas aussi bien que les grumelots. Terrassé et pris de remords, il quitta les montagnes sans tarder et marcha deux jours et une nuit sans jamais s’arrêter. Il arriva finalement un soir dans le village où il avait vécu ses jours les plus heureux aux cotés de sa défunte épouse, et alla retrouver son enfant. Lorsqu’il l’approcha, la lumière de la lampe projeta son ombre sur le mur et l’enfant s’égaya soudain, heureux de revoir son père. C’est alors que ce dernier comprit l’étendue de sa méprise et tout ce qu’elle avait entraîné. Il ne chercha jamais d’autre épouse et éleva seul son enfant en guise de pénitence pour son silence et son manque de confiance pour celle qu’il avait aimé.
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